Le mécanisme d'imputation
Au régime réel, si vos travaux et charges dépassent vos loyers, vous créez un déficit. La part liée aux travaux s'impute d'abord sur votre revenu global (salaire, pensions…) dans la limite de 10 700 € par an ; la part liée aux intérêts d'emprunt ne s'impute que sur les revenus fonciers.
Le plafond et son doublement
Le plafond d'imputation sur le revenu global est de 10 700 € par an. Il est porté à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique permettant de sortir un logement du statut de passoire thermique, sous conditions et pour une période limitée.
Le report sur dix ans
La fraction de déficit qui dépasse le plafond, ou qui provient des intérêts d'emprunt, n'est pas perdue : elle est reportable et s'impute sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
Exemple chiffré
Loyers annuels : 8 000 €. Charges et travaux déductibles : 20 000 €. Déficit : 12 000 €. Vous imputez 10 700 € sur votre revenu global cette année et reportez les 1 300 € restants sur vos revenus fonciers futurs. À une tranche marginale de 30 %, l'économie d'impôt immédiate approche 3 200 €.